Elagage - Abattage - Cheille - Haubanage

Différentes Tailles

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TAILLES :

  • De formation
  • Architecturée
  • D’éclaircie
  • Accompagnement
  • Restructuration
  • Tailles d'inspiration japonaise : Jardinée, niwaki, bonsaï
  • Haie plessée


La taille de formation est la dernière étape de la réalisation d’une plantation.
Elle permet d’adapter la forme et la structure des jeunes arbres aux contraintes du site, aux objectifs paysagers et d’éliminer les éventuels problèmes, en tenant compte des futures modalités d’entretien.



Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Avant
Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Après
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Avant
Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Après

Mode de gestion des arbres en milieu urbain, à cause des contraintes, mais aussi d’aspects historiques (Jardins à la Française). Exemples : taille en rideau tonnelle, marquise, têtes de chats, trogne têtard truisse.


taille en rideau taille en têtes de chats taille en prolongement têtard truisse
taille en marquise sur Chêne vert taille en tonnelle sur Tilleul

Elle a pour but d’apporter au client plus de luminosité, moins de prise au vent à l’arbre, je la conseille quelquefois à la place d’un (taille drastique pratique à bannir). Elle a aussi comme avantage de mettre l’arbre en valeur, de retarder son élagage interne et sélectionner la ramure d’avenir.



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Avant
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Après
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Avant
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Après
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L’arbre a atteint son extension « maximale ». Cela consiste à supprimer le bois mort, les branches déchirées ou cassées, prévoir la mortalité des différents axes et favoriser les réitérations retardées.



Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets

Cela consiste à revaloriser un arbre en fonction des dommages subis (taille radicale ou une « catastrophe naturelle »). Elle sert de transition au changement de mode de gestion.



Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets
Haubanage - Abattage - Elagage - Déchets

Afin de ne pas gêner un bâtit, un réseau EDF ou téléphonique, cette intervention est à prévoir le plus tôt possible (Voir taille de Formation) dans la croissance de l’arbre.



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Avant
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Après

A l’origine, la taille japonaise évoque l’empreinte laissée sur la végétation par les éléments naturels (vent, neige, gel…) ou les animaux (bétails, insectes…). C’est un art ancestral qui a été entretenu et transmis par les moines jardiniers bouddhistes zens, et dont le but primordial est de donner le sentiment de maturité sur un sujet. C’est dans la Drôme, au Jardin de Pérélandra auprès de Mme Dumas Dominique que j’ai été formé à la taille de niwaki. Pour la taille en jardinet, c’est au lycée agricole de Fondettes, auprès de M. Claude Le Maut de Perros Guirec. Quant aux bonsaïs, c’est en tant qu’amateur que je pratique depuis quelques années.




Avec l'apparition de l’agriculture et de l'élevage à l'époque néolithique, les peuples chasseurs/cueilleurs devenus agriculteurs durent rapidement faire face à un problème majeur : contenir le bétail dans des enclos suffisamment hermétiques pour éviter sa divagation mais aussi protéger les cultures des dégâts occasionnés par les animaux sauvages ou domestiques. La première solution a certainement été de construire des murets de pierres sèches là où la matière première abondait, cette pratique est toujours en usage dans les régions de montagne, les murets se couvraient très vite d’un boisement naturel d’épineux qui renforçait la vocation défensive. Là où le bois était disponible en quantité, la confection de palissades de branchages tressés était d'usage. Ces palissades portent le nom de "haies sèches" ou" haies mortes". Ce type de clôture, s'il avait l'avantage de l'efficacité, était peu durable et devait être remplacé régulièrement.

L'importante consommation de bois nécessaire à la construction et à la maintenance de ces ouvrages se faisait au détriment des réserves. Certains gouvernements royaux, soucieux de préserver la ressource, recommandaient à leurs sujets la plantation d'arbres et d'arbustes vivants pour la réalisation des clôtures. Les haies de bois vif ne demandaient pas plus de travail et étaient infiniment plus pérennes que les haies de bois mort. Ainsi sont apparues les premières "haies vives".

La haie vive avait quand même un inconvénient majeur, son homogénéité n'était pas parfaite, certains arbustes mouraient ou étaient broutés par le bétail et les animaux profitaient bien souvent de ces faiblesses pour retrouver leur liberté ! Nous sommes à la fin du Moyen Âge, le fil de fer n'apparaîtra qu'à la fin du 19ème siècle ; le paysan imagine donc une technique de conduite et d'entretien de la haie qui survivra jusqu'à nos jours : le « plessage ».(*) ou « tressage » (**) des haies vives.

Les coutumes

La technique du plessage a semble-t- il été pratiquée partout où la haie était utilisée pour le pacage des animaux domestiques, le côté naturellement défensif des épineux étant renforcé par le tressage des végétaux. Les techniques étaient cependant différentes d'une région à l'autre, elles variaient également en fonction des essences travaillées ; chêne et noisetier dans le Morvan, hêtre en Normandie, aubépines et prunellier en Flandres et en Avesnois... La tradition la plus marquée est celle qui perdure en Grande Bretagne. Dans certaines régions bocagères comme le Pays de Galles il est toujours possible de trouver des éleveurs perpétuant cette coutume. Il ne s'agit nullement de démonstrations isolées à caractère ludique ou folklorique mais bien de travaux destinés à améliorer l'efficacité des haies clôturant les prairies d'élevage. En Grande-Bretagne ces techniques, souvent différentes d'une région à l'autre et apparemment très codifiées, sont pratiquées avec un outillage manuel spécialement adapté. Elles font maintenant l'objet de nombreux stages et compétitions répartis sur tout le royaume. Il est vrai que nos voisins ont une conception de la préservation du paysage bien différente de la nôtre et son entretien peut parfaitement devenir un travail collectif.

En France, dans la régiond'Autun (Morvan) nous avons trouvé récemment des haies fraîchement plessées par des éleveurs. Leur technique est très proche de celle des britanniques. Dans les autres régions la coutume semble s'être éteinte avec la dernière guerre mondiale et la révolution agronomique qui a suivi. C'est sous la forme de vestiges que l'on peut maintenant découvrir ces techniques oubliées. L'hiver étant la saison la plus propice à la recherche de ces vieilles haies ouvragées. On retrouvera facilement ces marques sur les grosses branches horizontales de hêtre, de charme, de noisetier... qui ont ainsi mémorisé une forme que le paysan leur avait imposée il y plusieurs décennies voire un siècle.



Les haies plessées de hêtres sont sans doute les plus harmonieuses. Leurs troncs gris incrustés de lichens prennent l'allure de candélabres aux formes variées. Ces végétaux, "torturés" par l'homme, ont mémorisé des pratiques aujourd'hui disparues. Ces haies, considérées maintenant comme "patrimoine" en raison de la valeur historique qu'elles représentent mériteraient d'être préservées. Un classement des plus représentatives serait souhaitable avant leur totale disparition!

Les essences

Toutes les essences rencontrées habituellement dans les haies se prêtent au plessage. Les épineux tels le prunellier ou l'aubépine subissent sans dommage le "pliage" et repartent avec vigueur, ils forment des clôtures défensives extrêmement efficaces. Le charme, le chêne, l'érable champêtre... cicatrisent bien quand la plaie de taille est nette ( l'usage de la scie et de la tronçonneuse est donc à éviter). Quant aux arbustes comme le cornouiller, le troène la viorne... s'ils ne possèdent pas de brins suffisamment droits et flexibles pour être pliés, ils seront recépés à leur base.

HAIES VIVES 1997/2006

Bibliographie:

  • HEDGING, a practical handbook
  • British Trust for Conservation Volunteers – 1975
  • LA HAIE PATRIMOINE, A. Delelis - 1990
  • LES BOCAGES, - histoire écologie économie - INRA -1976
  • HISTOIRE D'UNE HAIE. Eric Thomas et John T. White. 1980
  • OBJETS, LIEUX ET COUTUMES DANS L'AVESNOIS RURAL,
  • Martine Houzé SERG - 1978

(*) Plesser : du latin plexus (entrelacer), action d'entrelacer les branches des haies vives, de façon à obtenir une clôture impénétrable pour le bétail. Le mot « plesser » a généré un certain nombre de toponymes en Plessis, Plessay, Plouy …
(**) en anglais : hedgelaying

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